Anticensure

9 mai

Instrumentalisation de la sécurité nationale

Classé sous Notre monde — Anticensure @ 8 h 50 min

NSA Securite nationale

Ce n’est pas un phénomène nouveau mais il a pris une ampleur inédite depuis 2001 : l’instrumentalisation de la sécurité nationale.
La NSA, le GCHQ, l’Agence de sécurité des réseaux d’information en Ethiopie, l’Unité des services d’Internet (ISU) en Arabie Saoudite, le Centre analytique des opérations en Biélorussie, le FSB en Russie, le Service national de la sûreté et du renseignement au Soudan sont autant d’agences de protection du territoire qui ont largement outrepassé leur mission originelle pour espionner ou censurer les acteurs de l’information.

Cette tendance à instrumentaliser la sécurité nationale pour justifier des atteintes aux libertés fondamentales est flagrante. Elle se retrouve dans d’autres institutions que celles épinglées dans ce rapport. Par exmple en Colombie, une cellule de surveillance numérique, vraisemblablement pilotée par le gouvernement, a intercepté plus de 2600 emails entre les porte-parole des Forces armées révolutionnaires de Colombie et des journalistes internationaux.

En France, le Parlement a adopté fin 2013 à la hussarde, malgré les protestations de nombreuses organisations de défense de droits de l’Homme, la loi de programmation militaire. Dans l’article 20 de cette loi autorise la surveillance des communications téléphoniques et Internet en temps réel, sans intervention d’un juge. Les motifs invoqués sont larges et évasifs et vont de la « recherche de renseignements intéressant la sécurité nationale » à « la sauvegarde des éléments essentiel du potentiel économique de la France » en passant par « la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées et de la reconstitution ou du maintien de groupements dissous ».

En Tunisie, Le 12 novembre 2013, le Journal officiel de la République tunisienne annonçait la création de l’Agence technique des télécommunications (ATT). Cette agence, destinée à surveiller les communications dans le cadre des investigations judiciaires relatives aux “crimes d’information et de la communication” a aussitôt réveillé les inquiétudes. Son apparition brutale, par décret, et sans concertation avec la société civile, ravive le souvenir de l’ATI, symbole de la censure sous Zine El-Abidine Ben Ali. L’absence de gardes fous et de mécanisme de contrôle prévus pour encadrer les activités de cette agence est inquiétante. L’instrumentalisation de la sécurité nationale se porte bien. Merci.

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